Uruha Sex Bomb Guitarist - Modo

 Age : 27 Inscrit le : 07 Jan 2008 Messages : 148 Groupe : The GazettE Position dans le groupe : Guitariste Sexualité : Bisexuel~~
 | Sujet: A fleur de mot [En cours / The Gazette] Lun 23 Juin - 23:50 | |
| Auteur : Akira Titre : à fleur de mots Genre : AU, un peu moins triste que Dancer in the dark mais un peu dans la même veine quand même xD Rating : [G ] Je pense. . . Groupe : The Gazette Couple : Vous verrez bien mais ça change pas beaucoup de mes habitudes vous allez voir XD Disclaimer : Ils sont à moi, ils habitent dans mon placard… Mot de l’auteur : Je sais c'est mal, j'ai plein de fic à finir et j'en commence une autre, je me flagellerais ce soir, promis. Le fait est que j'ai cette idée qui est venue me trotter dans la tête en me hurlant "écris moiiiii" , donc j'ai obéit. J'aimerais bien que vous me disiez ce que vous en pensez...
Chapitre : 1/25
Ah, et c'est un POV Ruki~
A fleurs de mots Chapître 1
Un soupir, une douce caresse sur ma joue. Allongé sur l’herbe de ce petit parc, je cherche l’inspiration. Parce que voyez vous, je suis poète, écrivain…bref je vis de ce que j’écris quoi… Mais ces temps ci, aucun mot ne naît sous ma plume, aucun sonnet, aucune phrase assez bien tournée ne sort de mon esprit pour avoir l’honneur d’être marquée dans ce petit carnet si précieux posé à coté de moi. On ne cherche pas l’inspiration, on attend qu’elle vienne, m’a-t-on toujours répété, et c’est ce que je suis en train de faire. Un mouvement brusque de ma main chasse le pétale de cerisier qui était tombé sur ma joue.
Même cette saison idyllique qu’est le printemps ne parvient pas à me ramener l’inspiration. Ce n’est pourtant pas les métaphores qui manquent dans ce petit parc, mais aucune ne me semble assez bien, assez juste… Je ressens toujours ce manque de quelque chose qui fait que même si j’essaye, je n’arriverais pas à marquer ne serais-ce que quelques mots sur cette page blanche. Ah, la page blanche…elle est la plus grande peur des écrivains. Elle peut ressembler à un ravin infranchissable, ou à un gouffre sans fond dans lequel l’auteur à l’impression de sombrer lorsque l’inspiration ne vient pas.
Les débuts sont toujours plus difficiles que les fins c’est bien connu.
Et pourtant Cette page blanche reste toujours aussi immaculée, si lisse, plane…Mais c’est peut être ça finalement qui est gênant, cette perfection, cette blancheur que l’on voudrait tâcher de mots pour la rendre normale. Cela me fait un peu penser lorsque deux personnes sont l’une à coté de l’autre…on ressent toujours besoin de tâcher le silence de mots, même inutile, parce qu’on ne sait pas apprécier la beauté d’un moment ou aucun bruit ne plane…
Le fait est que cette page reste blanche, on n’arrive à rien, aucun mot ne vient. Et elle, elle semble nous narguer.
Peut être suis-je trop heureux pour écrire ? Non, si je ne trouve pas un boulot bientôt je ne pourrais jamais payer mon loyer à temps, ma vie amoureuse se résume à un vide intersidéral, mon seul ami est un idiot qui n’a rien trouvé de mieux pour se faire remarquer que se mettre un mouchoir sur le nez et de jouer dans un groupe de Rock… Et le pire dans tout ça, c’est qu’il à du succès… Moi ? Jaloux ? Non… Bon d’accord, peut être un peu je l’admet.
Je ferme les yeux un instant avant de les rouvrir et de laisser mon regard se perdre entre les branches fleuries du cerisier en dessous duquel je suis couché. Je me force à respirer tranquillement, penser à tout ça ne m’apporte que du stresse et ce n’est vraiment pas ce dont j’ai besoin pour le moment. Je force chacun de mes muscles à se détendre. Parce que ce n’est pas parce que l’on a l’air bien qu’on l’est réellement. Les gens qui sont les plus mal sont souvent ceux qui en ont le moins l’air, car ce sont aussi ceux qui arrivent le mieux à le cacher…la force de l’habitude sûrement. Ce n’est pas toujours vrai, certes, mais ça l’est tout de même assez souvent.
Je crois que je pourrais m’endormir à rester là, comme ça, mais quelque chose m’en empêche, comme un pressentiment. J’ai l’impression que si je dors je vais rater quelque chose. De longues minutes se passent dans le silence. Enfin silence, sans compter les chants des oiseaux hein.
Et finalement, j’ouvre les yeux et me redresse pour le voir. Comment décrire un être pareil ? Même moi, le poète je n’y arrive pas. Il n’est pas parfait, personne ne l’est tout à fait, mais il dégage quelque chose d’indéfinissable. Il est debout, et malgré la distance qui le sépare de moi je le devine grand. Son corps est fin et élancé, presque féminin. Ses cheveux, qui semblent fait d’or fin, brillent doucement à la douce lumière de ce mois d’avril, lui donnant une sorte d’aura…un ange, oui c’est peut être cliché mais c’est un peu à ça qu’il me fait penser. Il porte dans une de ses mains quelque chose qui ressemble à un carnet et dans l’autre une boite.
Pourquoi je le regarde lui, et pas un autre ? Nous somme loin d’être seuls dans ce parc, ce n’est pas le premier à s’installer dans l’herbe…Je n’en sais rien. Peut-être …peut-être qu’il n’y a pas de raison. Pourquoi faudrait t’il qu’il y ait toujours une raison à tout ? Ne peut-on pas simplement suivre ses envies sans réfléchir ? Peut être est-ce simplement que je m’ennuie…ou peut être pas.
Je le vois s’asseoir dans l’herbe et déposer ce qu’il tenait entre ses mains sur le sol. Il s’installe et reprend le carnet avant de sortir des crayons de la boite. Un dessinateur ? Quelques minutes passent, je n’arrive pas à regarder autre chose que lui… Je me demande ce qu’il dessine…je me demande s’il dessine bien… Je me demande s’il me voit… Je me demande si c’est moi qu’il dessine… Peut-être dessine t’il l’arbre derrière moi ? Peut-être ne m’as t’il même pas vu…
Deux mots qui s’enchaîne, qui s’impose à moi, une idée ? Je les vois clairement inscrit dans ma tête… J’attrape mon carnet et mon crayon et écrit à toute vitesse les phrases qui me viennent toutes seules. Les idées qui m’échappaient jusque là avant que je ne les immortalisent sur papier me semblent à présent aussi claire que si elles étaient gravées dans la pierre. Une phrase, deux phrases, déjà plusieurs lignes de noircies…
C’est l’histoire d’un jeune homme né pour être un ange. Un jeune homme à qui tout sourit. C’est une histoire triste dont je marque les idées principales dans ce carnet, et pourtant je souris. Je marque un point final à l’ébauche de scénario qui venait de me tomber dessus sans prévenir, et je relève la tête.
Instinctivement, mon regard revient sur lui et je le vois tout absorbé à son travail. De là ou je suis, j’arrive même à voir qu’un immense sourire éclaire son visage alors qu’il dessine. Je me demande à quoi il pense… Est il heureux ? Comment pourrait on rendre malheureux un être aussi beau que lui ? Je me suis appuyé contre le tronc du cerisier et je l’ai contemplé comme on admire un tableau, comme si c’était lui la plus belle des œuvres du monde. Combien de temps ais je passé à laisser glisser mes yeux sur lui, je n’en ai aucune idée. J’ai perdu le fil des minutes lorsque j’ai commencer à le regarder.
J’ai toujours aimer détailler les gens, les regarder aussi longtemps qu’il le fallait pour que j’arrive à tout deviner sur eux. Leur vie actuelle, leur passé, leur futur. Je me suis souvent trompé je l’admet, peut être mon coté écrivain qui fait que j’invente des histoires aux personnes que je croise. Lui, je l’imagine étudiant en art. Je l’imagine heureux, riant avec des amis dans la cours de la faculté alors qu’il retourne chez lui. Je pense qu’il n’a pas eu une enfance malheureuse, il sourit avec trop de simplicité pour cela.
Je me demande si je devrais aller lui parler. Oui, mais pourquoi ? Je me demande bien comment il réagirait si je débarquais tout sourire en lui parlant comme si on était amis d’enfance. Pourtant j’en ai envie. Il a ce je-ne-sais-quoi qui fait que j’ai envie de le connaître, que j’ai envie de creuser un peu le personnage qu’il y a derrière cette apparence fragile. J’ai hésité, longtemps. Plusieurs fois j’ai faillit me lever pour y aller mais je me suis ravisé. A quoi cela me servirait t’il ? Les chances que l’on se revoit sont minimes. Et puis, qu’est ce que je pourrais bien lui dire ? On n’engage pas une conversation sur du vide. Or, ma vie n’est fait que de vide et d’absence. Le manque d’argent, le manque d’amour, le manque d’inspiration…
Je soupir et relève la tête une nouvelle fois. Il n’est plus seul. Je ne sais pas pourquoi mais cette constatation me fait l’effet d’un coup de marteau sur la tête. Un homme est debout à coté de lui, toujours assis. Il est grand, brun. Beau comme un ange lui aussi, mais un ange froid, tellement plus froid que lui. Il s’accroupit à coté de lui et regarde par-dessus son épaule. Une mine étonné. Je n’entends pas ce qu’ils se disent mais je devine que ce qui sort de la bouche du brun sont des compliments. Il rougit, il est tellement beau quand il rougit… L’ange blond se tourne et je les vois échanger un baiser.
Alors voilà, quelque chose que je n’avais pas prévu dans mon scénario. Mais après tout, un ange ne peut être qu’avec un autre ange n’est ce pas ?
Ils ne vont pas ensemble. Quoi ? Qu’ais je penser ? Qui suis-je pour décider cela hein ? Je ne suis pas l’écrivain de leur vie, ils font ce que bon leur semble.
Je les regarde tristement partir, souriant comme deux jeunes adolescents, main dans la main. Un soupir.
Cet après midi à commencer avec un goût de rêve et c’est terminée avec la saveur amère que laisse les cauchemars.
Un dernier soupir et je me lève. Moi aussi je devrais rentrer, ce n’est pas en flânant à longueur de temps que l’on vie. Je ramasse mon carnet et prend le chemin gravier qui me ramènera à l’entrer du parc. Je me retourne une dernière fois vers le cerisier qui à si bien accompagné mes pensées durant toute cette longue après midi et sourit.
J’aimerais le revoir…
~~A suivre~~ _________________
 # - En Couple with Ruki-kun <3 - # ~¤ Pseudo hors RPG : Akira ¤~ |
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Hiroaki Sakai Petit guitariste frustré

 Age : 26 Inscrit le : 06 Déc 2007 Messages : 72 Groupe : 12012 Position dans le groupe : Guitariste Sexualité : Bisexuel
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